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samedi 18 novembre 2017

Travail du sol : les paillages

Comment je travail le sol ?
Comment j'ouvre la prairie pour les cultures ?





Afin d'aérer le sol, et d'ouvrir la prairie en vue des cultures, je cherche à booster l'activité biologique.



Pour ce faire, je protège et nourris ce qui vit dans le sol avec des paillages*.

Je laisse parfois les plantes spontanées en fin de culture, ou je sème un engrais vert, ou une autre culture (en dérobée par exemple, c'est à dire que je sème ou plante avant la fin du cycle de la culture précédente).
Je peux aussi parfois tondre l'ancienne culture, en ajoutant de la matière, et attendre un peu pour le semis suivant - c'est pratique mais ça tue quelques arthropodes*.

Si je dois cultiver des plantes qui n'aiment pas le paillage, ou si le paillage salit les récoltes (aromatique, mesclun...), je ne paille pas et j'utilise plutôt les techniques de Bio-intensif, c'est à dire que je densifie les cultures pour éviter l'enherbement (donc pour éviter d'avoir à désherber). Ca protège le sol par la masse de plante au dessus.

Dans tout les cas, je laisse toujours quelques brins de matière organique sur le sol, cela a un effet intéressant (limite la croûte de battance et favorise des animaux et microbes quand même avant la pousse de la culture).




Pour ouvrir la prairie :

Je fais un paillage qui durera environs 6 mois (moins en saison chaude)


A l'automne, je dessine les futures planches de cultures en faisant une tonte des contours. Je couche les lignes ainsi formées puis j'y ajoute un peu de foin, issue de la fauche de la prairie. Il faut éviter de pailler quand le sol est très sec ou très humide...


Puis j'ajoute une nouvelle couche, plus carbonée cette fois, avec des balles de foins d'herbe des marais locaux (offert par le CEN pour mes expérimentations) - de la paille ou feuilles mortes seraient pas mal non plus, mais d'après moi
pas de bois broyé sur le sol sauf exception et pas tout les ans (risque d’accumulation de carbone = risque de blocage de la MO).

Le paillage devrait faire environs 25 à 35 cm.
L'important pour moi est de trouver des ressources locales.

Vie du sol sous paillage et agregats

Au printemps, il y a déjà création d'agrégats sur les 1er cm de terre (signe de vie et d'aération) voir plus grâce aux campagnols (merci à eux). La vie est relancée (la prairie est déficiente en vie du sol), ca grouille de vies : vers, limaces, nombreux auxiliaires. c'est parfait.Si le paillage c'est enherbée, je couvre d'une bâche plastique noire (bâche d'ensilage récupérée auprès des éleveurs voisins - ça évite qu'elles brûles...). Dans ce cas, j'aurai eu encore plus de matière organique et un meilleur travail du sol grâce à ces bonnes herbes, c'est tout bénéf. En 2 semaines, l'enherbement est mort et le sol est un peu réchauffé en plus.





















Donc, au printemps, je vais planter a travers la paille, à l'aide d'une petite griffe, des légumes spécifiques adaptés à une terre pas travaillée en profondeur (et avec des restes de racines) : Tomates, courges / courgettes, pomme de terre. J'ajoute un peu de fumier lors de la plantation. Ainsi, je peux produire tout en améliorant la structure du sol.


A l'automne, je couvre les reste des cultures (sans exporter, ce sont des abris à insectes et de la nourriture pour la vie du sol), ou je sème un engrais vert après les pommes de terre.



Il faut noter que le besoin en paillage est très important et nécessite plus de surface de prairie que de surface cultivée. Ou l'utilisation de feuilles mortes ou autres idées de matière organique disponible localement.

Cette technique permet aussi d'augmenter grandement la biodiversité comparé à un travail du sol classique.


 Par contre, les campagnols peuvent poser problème, j'ai perdu plus de 30% des pommes de terre (ça me va), il faut utiliser des stratégies pour équilibrer cela (perchoir à rapace, piège vibrants ou favoriser d'autres prédateurs - peut être une exceptions en piégeant quelques individus si la pression devient vraiment problématique sur les cultures suivantes, à voir).

Pour les limaces, pas eu de soucis sur les plants repiqués et ils y a un grand nombre de prédateurs des limaces.


Staphylin mangeur de limace


Pour les cultures suivantes, le sol devrait être suffisamment travaillé. A voir.

La préparation du sol est ainsi un véritable plaisir pour moi, après 7 années à bêcher mon jardin, ça change la vie :)

Hop, juste de la matière qui sent bon sur de la prairie, et attendre ;)


Même les enfants aiment cette technique de travaille du sol en préservant la vie ;)



* NOTES :


Paillage : toute matière qui est mise sur le sol pour le couvrir. Cela peut etre de la matière organique, du plastique ou tout autre chose (pierre, planche, carton, tuiles, tissu, laine, etc...).


Les arthropodes sont l'embranchement qui comprend tout les petits animaux articulés, souvent appelé "insectes".

Les insectes ont toujours 3 paires de pattes - ni plus, ni moins :)

lundi 30 mai 2016

Week-end du 1er Mai: Alors amis ou ravageurs?



Le week-end du 1er Mai aura été l'occasion pour Le Chant des Graines de présenter son projet et échanger sur différents sujets autour du jardin. La médiathèque de Montalieu nous a accueillis lors d'une animation "jardin" autour d'un Troc de plantes et de graines, d'expositions, de foire aux conseils, d'ateliers et de démonstrations. Ça a été riche de rencontres et d'échanges.

Nous avons tenu un stand décoré d'une belle palette de livres techniques, d'un hôtel à insectes avec sa feuille explicative pour le fabriquer soi-même, d'un extrait de notre prairie permettant de parler de la flore qui y pousse et de ses caractéristiques (surtout les comestibles), de photos de différents insectes amis ou ravageurs du jardin; les montrant sous forme de larve et sous forme adulte.
Voici quelques exemples (faune vue au Chant Des Graines) :

Le cétoine dorée (larve à tête et pattes réduite)
Un décomposeur important (présent au compost)
Le hanneton (larve à tête et pattes grosses)
Un mangeur de racine

La coccinelle aux stades larvaires
Mangeuses de pucerons
Coccinelles adultes


Une chrysope verte
Larve mangeuse de pucerons
Le carabe
Mange notamment des limaces


Le staphylin
Mange notamment des limaces

Un des très nombreux syrphes
Larves mangeuses de pucerons
Le taupin
Larve mangeuse racines tendres


 Le lendemain nous étions sous la Halle de Crémieu, pour l'édition 2016 de "Créer-mieux", consacrée au jardin, avec les ACPC (Amis des Citoyens Pour Crémieu) : n'hésitez pas à aller jeter un coup d'oeil, voir les idées citoyennes pour mieux "vivre ensemble" et pour la démocratie locale.

Nous y avons tenu un stand semblable à celui de la veille, avec en prime, un atelier sur le purin d'ortie, ou nous avons présenté la technique de fermentation anaérobie (sans l'oxygène de l'air) - réalisé grâce à un bouchon flottant. Cette méthode permet d'obtenir un produit "Alcalin - Réduit", plutôt que "Acide - Oxydé" (paramètre Redox), plus favorable à la bonne santé des plantes. Malgré le froid et la grisaille, nous avons passé un moment agréable, à la rencontre des Crémolans.



 Voici le lien des ACPC: http://www.citoyenspourcremieu.fr/
ou https://fr-fr.facebook.com/lesamisdescitoyenspourcremieu/
 Nous en avons profité pour adhérer à l'asso' et nous tenons à les remercier de nous avoir accueillis.